Tu n'as jamais vraiment écouté.
Pour Valentina
Ouvre l'enveloppe

Pour Valentina,

J’aurais pu ne rien réécrire et laisser ça comme c’était, mais ce serait trop facile de faire comme si rien n’avait réellement existé.

Entre-temps, j’ai compris des choses, et surtout, j’ai compris pourquoi cette situation m’a autant atteint.

Tu m’as dit que je me positionnais en victime, alors que je faisais simplement ce que j’aurais dû faire depuis le début : expliquer pourquoi je m’étais fermé.

Il n’y avait aucune intention cachée derrière ça. Pas de manipulation, pas de stratégie, juste une tentative d’être honnête avec toi.

Mais avec toi, parler devient rapidement un problème, parce que tu n’as jamais réellement cherché à m’écouter. Pas au sens où on essaie de comprendre quelqu’un, mais juste assez pour répondre et préserver ta version.

Et forcément, dans ce schéma-là, tout finit par être retourné.

Donc je deviens “la victime”.

C’est plus simple comme ça.

Et surtout, ça t’évite de regarder ce qui te dérange.

Il y a quand mĂŞme quelque chose que tu ne peux pas ignorer, et que je vais dire clairement cette fois.

Aujourd’hui, tu sais comment je fonctionne. Tu sais que je suis borderline. Tu sais que l’abandon, le silence, le fait de disparaître, c’est littéralement ce qu’il y a de plus violent à vivre pour moi.

Et malgré ça, tu l’as fait quand même.

Pas par erreur. Pas par maladresse.

En le sachant.

Et ça change tout.

Parce que là, on ne parle plus d’incompréhension. On parle d’un choix.

Le choix de te préserver toi, même si ça écrase complètement ce qu’il y a en face.

Et c’est là que j’ai compris quelque chose de plus simple encore. Tu ne manques pas de compréhension. Tu choisis juste quand l’utiliser.

Et quand ça ne t’arrange pas… tu préfères ne pas voir.

Parce que voir t’obligerait à reconnaître que certaines de tes réactions ne sont pas neutres, qu’elles ont un impact réel, et que tu n’es pas toujours du côté que tu penses.

Alors tu simplifies. Tu te convaincs. Et tu restes lĂ -dedans.

Pendant que moi, j’essayais encore de construire quelque chose avec quelqu’un qui, au fond, ne regardait jamais vraiment ailleurs que vers elle-même.

Alors oui, je t’en veux.

Pas parce que tu es partie.

Mais parce que tu l’as fait en sachant exactement ce que ça impliquait pour moi, et en décidant quand même que ce n’était pas ton problème.

Et ça, c’est quelque chose que je ne peux pas ignorer.

Alors j’ai arrêté.

Pas de ressentir.

Mais d’attendre quelque chose de toi.

Parce qu’au fond, tu n’as jamais vraiment été là.

Pas comme moi je l’étais.

Et c’est peut-être ça, le plus clair maintenant.

Ce n’était pas une histoire qui s’est brisée.

C’était quelque chose qui n’a jamais existé de la même façon des deux côtés.

Et malgré tout ça… il y a encore une part de moi qui aurait voulu que ce soit différent.

Mais celle-lĂ , je vais la laisser ici.

Sur ce site un peu idiot que j’ai pris le temps de faire pour quelqu’un qui cherchait déjà une raison de m’en vouloir.

Prends ça comme tu veux.

— quelqu’un que tu n’as jamais vraiment voulu entendre

Pour Valentina,

Je ne sais pas si tu liras ces mots un jour. Mais si c’est le cas, lis jusqu’au bout.

Il y a quelque chose que je dois t’avouer.

La dernière conversation qu’on a eue… je l’ai provoquée. Pas par colère, pas pour te blesser. Simplement parce que je savais une chose : si la rupture ne venait pas de toi, je n’aurais jamais réussi à te laisser partir.

Je n’avais aucune envie de couper le contact. Au contraire. Mais tu avais déjà décidé que c’était terminé, et je le sentais. Alors je me suis retrouvé face à un choix assez simple : continuer à revenir vers toi encore et encore… ou accepter de disparaître de ta vie.

La vérité, c’est que je n’aurais jamais eu la force de le faire moi-même.

Alors j’ai provoqué la seule chose qui pouvait vraiment me forcer à te laisser partir : que tu me bloques.

Je sais que ça m’a probablement fait passer pour un connard dans ta tête. Et si c’est l’image que tu gardes de moi, je peux le comprendre. Mais ce n’était pas de la méchanceté. C’était simplement la seule manière que j’ai trouvée pour respecter ton choix alors que moi, au fond, je voulais exactement l’inverse.

Parce que oui… je t’aime. Et c’est précisément pour ça que je te laisse partir.

Aimer quelqu’un, parfois, ça veut dire accepter de jouer le mauvais rôle dans l’histoire pour que l’autre puisse tourner la page.

Ces quelques jours avec toi ont compté pour moi. Beaucoup plus que ce que quelques jours devraient normalement représenter. Ta voix, ta manière de me parler au début, ton énergie, même tes petites crises… tout ça me manque déjà.

Je ne vais pas faire semblant d’être détaché. Ce serait mentir.

Certaines choses que tu as dites ou faites m’ont fait mal aussi, plus que tu ne l’imagines probablement. Mais je ne t’en veux pas. Tu as tes propres sensibilités, tes propres blessures, et je sais que beaucoup de choses ne venaient pas d’une volonté de me faire souffrir.

Moi aussi j’ai les miennes.

Il y a quelque chose que je ne t’avais pas dit clairement : je suis borderline.

Je déteste utiliser ça comme excuse et je ne voulais surtout pas que tu restes avec moi par pitié. Mais ça explique quelque chose que tu as remarqué… le fait que j’aie changé.

Tu avais raison quand tu disais que je n’étais plus le même qu’au début.

Moi aussi je le voyais.

Mais ce que tu ne pouvais pas savoir, c’est que quand la peur de l’abandon s’active chez moi, quelque chose se coupe complètement. Je m’éteins. Littéralement.

Je perds ma personnalité.

Je ne suis plus le gars que tu avais rencontré au début.

Je deviens presque un robot. Silencieux, éteint, incapable d’être moi-même.

Et pendant ce temps-là, dans ma tête, j’attendais juste que ça passe. Que la confiance revienne. Que je puisse redevenir la personne que j’étais au début avec toi.

Je savais que tu voyais ce changement. Je savais que ça te faisait douter. Et tu avais raison de le remarquer.

Mais je n’arrivais pas à te l’expliquer sur le moment.

Parce que dire “je suis borderline” à quelqu’un qu’on commence à peine à connaître, c’est souvent la meilleure manière de le faire fuir. Et moi, la seule chose que je voulais, c’était me rapprocher de toi.

Alors j’ai attendu.

J’espérais simplement que tu me laisses un peu de temps pour retrouver celui que j’étais avec toi au début.

Mais tu avais déjà pris ta décision.

Et à partir de là, je me suis retrouvé à essayer de me battre pour quelque chose qui n’existait déjà plus pour toi.

C’était un sentiment horrible.

Mais malgré tout ça, il y a une chose qui n’était pas fausse.

Ce que je ressentais pour toi.

Je sais que, vu de l’extérieur, ça peut sembler ridicule. Une histoire qui n’a même pas vraiment eu le temps d’exister. Quelques jours à peine.

Mais pour moi, ce que j’ai ressenti était réel. Et je n’ai pas honte de ça.

Je ne t’écris pas pour que tu reviennes.

Je ne t’écris pas pour te convaincre de quoi que ce soit.

Je voulais simplement que tu connaisses la vérité.

Que tu saches que derrière l’image du mec sûr de lui, provocateur, parfois trop con… il y avait quelqu’un qui t’aimait vraiment. Quelqu’un dont je ne connais même pas le visage.

Maladroitement.

Trop intensément peut-être.

Mais sincèrement.

Tu vas me manquer.

Et même si ce n’est pas ce que je voulais, si partir était ce qui était le mieux pour toi… alors je respecte ça.

Je ne ferme pas la porte. Mais je ne la force pas non plus.

Bon voilĂ . Adieu.

Si j’ai quelque chose à te dire parce que j’ai pensé à toi ou quelque chose, je le mettrai ici, sur ce site.

Je ne te veux plus et pourtant tu vas me manquer.

Si jamais tu lis ces mots, il y a juste un bouton sur ce site pour me dire que le message est arrivé jusqu’à toi. Rien de plus.

Prends soin de toi, Valentina.

Adieu.

En effet, tu étais dangereuse.

Tu sais, parfois, je te déteste.
Bonne nuit

Tout les bonnes nuits que j’ai oublié depuis ta naissance, et ceux que je pourrais jamais te dire

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Vu

J’ai bien tout lu

â–ˇ
Je confirme avoir tout lu.
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